
Gruezi mitenand!
Le 27 juillet je suis finalement parti de ma ville d’adoption sud-americaine, Buenos Aires, après près de 6 semaines dans cette ville attachante que j’ai eu de la peine à quitter, mais que je quittai tout de meme sans trop de remords; l’attrait du voyage, de l’inconnu et surtout d’enfin pouvoir appliquer mon espangol ayant atteint leur paroxysme (pour l’instant malgre mes cours, j’ai plus parle en anglais ou français qu’en espagnol...).
Ma première etape fut Rosario situee a 4h de bus de B.A., 3e ville d’Argentine avec ses quelques 1 millions d’habitants et ville de naissance du Che. Je n’y suis reste que une journee, le temps de decouvrir toutes les joies que peuvent offrir les auberges de jeunesse; où comment passer une soiree memorable avec des gens que l’on vient de rencontrer le jour même et de pays aussi varies que l’Australie, Uruguay, Angleterre, Espagne ou encore Allemagne (bien sûr ça aide aussi pas mal de pouvoir communiquer en 4 langues). De plus c’etait soiree avec bière et pizza a gogo tout cela pour la modique somme de 6CHF, donc j’ai pas trop fait le malin le lendemain mais je me suis extrêmement amuse pour ma première soiree de « vraies » vacances.
Le lendemain je suis parti vers ce qui devait sans doute etre un des « hot spots » de mon periple, Iguazu et ses 275 cascades qui forment un front de 2,5 km environ à la frontière du Bresil et de l’Argentine. Mais avant cela y avait un penible voyage de 17h qui m’attendait et malgre l’inconfort du siège, g dormi comme un bebe (l’alcool aidant), pour me reveiller alors que l’on etait a Puerto Iguazu, la ville d’accès Argentine à la reserve avec la jungle tout autour de moi : gros depaysement.
Excite comme je l’etais avant un Noël a 8 ans, je suis parti en trombe direction les chutes, bien decide a ne pas perdre une seconde de ma journee. Eh bien j’ai vraiment pas ete deçu; arrive sur place j’ai reçu une des plus monumentales claques de ma vie devant la beaute du spectacle. Les chutes sont situees en majorite du côte Argentin et plusieurs circuits de visites ont ete amenages au milieu de la forêt et au-dessus des differentes branches du fleuve, via differentes passerelles, donc j’ai passe ma journee a marcher et à profiter du spectacle. Ma seule grosse deception de la journee a ete au niveau de la faune; en effet au niveau des rejouissances faunistiques je ne peux citer que les papillons et les nombreux oiseaux, mais à part ca aucun singe, voire coatis qui sont les animaux emblematiques de la reserve.
Sur place j’ai retrouve une famille de roumains (2 tantes avec leur neveu ayant presque le même âge que sa plus jeune tata) avec qui j’ai suivi mes cours d’espagnol à Buenos Aires. Ils ont reussi a me convaincre de venir faire avec eux l’attraction preferee des touristes poche-à-biere allemands; soit le circuit aventure (que je ne conseille a personne), où comment perdre 60CHF pour un tour en bateau de 5 minutes proche des cascades (bon, en fait le bateau ct quand meme un bon souvenir, mais juste un peu trop cher pour ce que c’est) et un trajet de 8km en bus (effectue en 10 min) à travers la jungle pour ne voir aucun animal (en effet c un peu dur quand 85-90% des espèces sont nocturnes, mais j’esperais qd même voir au moins un singe capucin ou un coatis...). Au moins cela m’a permis de faire la connaissance d’un français fort sympathique qui m’a propose de devenir mon guide attitre à Bogota, où il reside, ce qui est vraiment pas un mal (surtout en soiree) dans une ville comme celle-là.
A force de lui parler, ainsi qu’aux roumains, j’en ai oublie l’heure et c’etait dejà 16h50 qd g enfin daigne regarder ma montre et l’accès à la gorge du diable, la plus haute des chutes (90m, pour 700 m de long et 150 m de large), etait fermee à partir de 17h10. Donc, en resume j’avais 20 minutes pour parcourir les 3km jusqu’à l’acces du pont menant a la gorge du diable, les 1km de pont, ainsi que profiter un minimum de la vue... Inutile de dire que g detale comme un lapin pour parcourir les 3km en moins de 10min, pulverisant mon record du cross a l’epoque ou j’avais encore des poumons ainsi qu’un foie complètement purs. Cela m’a aussi passablement aide que le conducteur du train que j’ai croise m’a gentiment prie d’arrêter mon effort et de me diriger vers la sortie : ni dieu ni maître ! En effet qd g une idee fixe il est difficile de me faire changer d’avis, encore plus si on remet mes convictions et capacites en cause. Arrive au pont, j’ai pulverise le 1km lance sur pont en fer (essayant autant que possible de ne pas body-checker les touristes au passage), tout cela pour avoir l’incommensurable bonheur de profiter de maman nature dans toute sa splendeur : AMAZING. 5 minutes ne furent evidemment pas assez, mais sur place je me suis vraiment rendu compte de la chance que j’ai de pouvoir voyager pendant 9 mois et de voir des paysages aussi incroyables que cela.
Le lendemain je suis parti pour Foz de Iguazu, la ville d’accès aux chutes mais côte bresilien. A cause du manque de temps que j’avais pour visiter comme il se devait les chutes ce jour-là et dû au fait que plusieurs sources m’avaient dites que la partie argentine etait bcp plus impressionnante que la partie bresilienne, j’ai finalement directement achete mon ticket de bus pour Belo Horizonte (Bresil), sans prendre le temps de visiter la reserve côte bresil.
28h de bus plus tard (en semi-cama, soit siège semi-inclinable ; plus jamais...) je suis arrive en piteux etat à Belo Horizonte, accueilli par Bernardo, le pote bresilien de mon ami Jean-Pascal (qui allait arriver dans 3 jours), avec lesquels j’allais voyager pendant 3 semaines à travers le bresil. J’ai directement pu goûter aux joies de l’hospitalite bresilienne ayant ete accueilli comme un roi par Bernardo et son meilleur pote Arthur chez qui j’allais loger pendant mon sejour dans la ville. Le lendemain, un estonien, pote d’Arthur est arrive et il se trouve qu’il allait egalement être des nôtres durant notre periple bresilien.
Je vais donner plus de details quant a mon periple bresilien dans ma prochaine intervention blogeuse. En attendant, je voudrais vivement m’excuser auprès de divers membres de mon audience qui m’avaient instamment prie de donner de plus amples nouvelles ; vu que l’on voyageait à 4 j’ai souvent dû me plier aux exigences de mes compagnons et n’ai pas pu m’asseoir à un ordi le temps qu’il fallait pour ecrire un texte et mettre mes photos. Mais, vais essayer de me rattraper ces prochains jours, etant de nouveau seul et seul maître de mon temps.
De plus, je voudrais egalement m’excuser auprès des amis de la langue française et autres admirateurs des emissions de Bernard Pivot pour l’ommission des accents aigus dans ce texte. En effet, j’ecris depuis l’Uruguay en ce moment, et contrairement à l’Argentine y a pas moyen de pondre un texte en bon français, les caractères speciaux manquant, mais l’intention y etait. ABE.
Toutes mes meilleures salutations sud-americaines ! |